On parle de « risque aggravé » quand le risque de voir se produire l’événement garanti pour une personne déterminée est statistiquement supérieur à celui d’une population de référence.
Ainsi pour l’assurance décès, le risque aggravé peut être défini comme une espérance de vie réduite par rapport à la population des emprunteurs d’un groupe considéré.
Le risque peut être aggravé par l’âge de l’assuré, son surpoids ou son comportement dans la vie quotidienne (tabagisme, sports ou professions à risques par exemple).
On parle de « risque aggravé de santé » pour les personnes qui, malades, ayant été malades ou particulièrement susceptibles d’être malades, présentent un risque de morbidité ou/et de mortalité statistiquement supérieur au risque standard d’une population de référence.
Toutefois, la notion de « risque aggravé de santé » évolue dans le temps. Un risque de santé dont la gravité était considéré comme inassurable il y a dix ans, peut être aujourd’hui devenu assurable grâce aux progrès des traitements médicaux pris en compte par les assureurs (ex, la séropositivité).
La prévalence croissante des maladies chroniques, l’augmentation de la durée de la vie humaine et l’aspiration croissante à l’accession à la propriété ont conduit à faire de l’accès à l’assurance et au crédit des personnes présentant un risque aggravé de santé un enjeu politique et social important.
Extrait du Rapport au Gouvernement et au Parlement sur la convention AERAS -septembre 2008